Adieu, mon bel hiver !
janvier 22, 2015
Jacques Brassard (76 articles)
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Adieu, mon bel hiver !

Ouranos est un consortium québécois, largement financé par l’État, dont la mission consiste à faire des «simulations et analyses climatiques» et à développer «des projections climatiques régionales».

En somme, il cherche à prédire le climat de l’avenir. Et sa boule de cristal, ce sont trois superordinateurs programmés dans un sens unique : le réchauffement.

Et sachez que ce n’est pas un réchauffement… naturel, car il est provoqué par les gaz à effet de serre (surtout le CO2) émanant des activités de l’être humain. On les appelle anthropiques.

À chaque année, depuis qu’il existe, Ouranos ne cesse de nous annoncer la fin de l’hiver au Québec. Leurs trois superordinateurs sont catégoriques : d’ici la fin du siècle, la température augmentera de 4 à 7 degrés. Et nous aurons le climat de la Pennsylvanie.

Et, dès 2050, fini l’hiver ! Adieu tuques, mitaines et raquettes ! Notre descendance aura la visite du Père Noël en bermuda.

Oui, mais, me diront certains délinquants travaillés par le doute, comment Ouranos en arrive-t-il à prévoir le climat futur dans 50 et 100 ans ? Tout simplement en faisant comme le GIEC, la patente onusienne chargée d’établir les dogmes climatiques, c’est-à-dire en pianotant sur leurs superordinateurs.

Le GIEC n’a pas été créé pour identifier et analyser les divers éléments de la «variabilité naturelle» du climat. Sa mission, c’est de mettre en relief les «effets anthropiques» sur le climat. Ouranos fait de même : s’il y a réchauffement, la cause est connue, c’est l’être humain et ses activités consommatrices d’hydrocarbures. Et cette vérité n’est pas discutable.

Mais, depuis presque 20 ans, la Nature fait des facéties : elle a stoppé le réchauffement. Même si le CO2 continue d’augmenter. Beaucoup de scientifiques remettent en question les simulations climatiques d’ordinateur dont les prévisions s’écartent substantiellement des observations.

Évidemment, les faiseurs de modèles et de prédictions climatiques refusent de reconnaître ces distorsions. Le faire les obligerait à passer à la déchiqueteuse leurs scénarios catastrophiques. Et à renoncer aux millions de l’État.

L’idéologie écologiste a piégé la science. « Et le piège, écrit le climatologue australien Garth Palridge, a été partiellement tendu pour la recherche climatique lorsqu’un certain nombre de scientifiques ont commencé à tirer des satisfactions de l’exercice du militantisme».

«Qu’est-il advenu, ajoute-t-il, du scepticisme qui est le sang nourricier de la recherche scientifique ?». Et il rappelle que ce catastrophisme détourne de la richesse mondiale un milliard de dollars par jour.

Au Québec, par exemple, notre effort est considérable. Si on additionne les 600 millions annuels que nous coûtent les vire-vent et les centaines de millions servant à financer le marché du carbone, ça fait beaucoup d’argent dépensé sur la base de prédictions qui ne s’avèrent pas mieux fondées que l’astrologie du jour.

Je cite de nouveau Poltridge : « L’homme de la rue, fort de son bon sens, et qui, dès à présent, peut sentir à des lieues à ronde, l’odeur des exagérations d’une campagne environnementaliste, commence à entrevoir que c’est la politique, et non la science, qui pilote cette affaire».

Et vive l’hiver !

Jacques Brassard a également publié un livre, Hérésies, dans lequel il expose ses vues décapantes sur la société québécoise et le monde. Pour du politiquement correct, il faut aller voir ailleurs. Mario Dumont : «Voici un livre qui dérange !»

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Jacques Brassard

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