février 10, 2012 Share

Harper cautionne la torture

En quelques jours le gouvernement canadien a brillé dans les médias par ses manifestations d’obscurantisme. Après avoir remis en question l’abolition de la peine de mort et évoqué la réouverture du débat sur l’avortement, le gouvernement de Stephen Harper se défend maladroitement depuis hier de justifier le recours à des renseignements obtenus sous la torture.

Le tollé soulevé sur les questions d’illégalité est justifié, toutefois il occulte une question plus profonde : pourquoi a-t-on recours à la torture en réalité?

En décembre 2010, le ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews, a ordonné au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) d’utiliser des renseignements obtenus sous la torture, afin de prioriser « la protection de la vie et de la propriété ».

À la Chambre des communes, M. Toews n’a pas reculé. «L’information obtenue sous la torture est toujours écartée. Toutefois, le problème, c’est [de savoir] si on peut ignorer en toute sécurité des informations si des vies et la propriété de Canadiens sont en jeu.» Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Jason Kenney, a ajouté que «bien sûr, nous nous opposons à l’utilisation de la torture, mais nous croyons que les agences canadiennes de sécurité devraient accorder la priorité à la protection de la vie». (Hélène Buzzetti, Torture: oui dans certains cas, dit Ottawa, Le Devoir, 8 février 2012)

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