Le jihad économique de Greenpeace
janvier 5, 2015
Jacques Brassard (76 articles)
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Le jihad économique de Greenpeace

C’est bien connu que Greenpeace a adopté, depuis sa fondation, le terrorisme économique comme stratégie de combat.

Les escadrons et les prédicateurs de l’Internationale verte  pratiquent  donc sans vergogne l’intimidation, le chantage, le «salissage» de réputations, la destruction d’entreprises, le mensonge et le mépris des humains. C’est la version écolo du jihad.

Et ce jihad économique est parfaitement illustré par les dommages et préjudices subits par Produits Forestiers Résolu, la plus grande entreprise forestière du Québec.

Greenpeace l’a choisie comme cible, non seulement parce qu’elle est la plus grande, mais aussi parce que Résolu a osé poursuivre Greenpeace devant les tribunaux pour atteinte à sa réputation résultant de mensonges flagrants.

Les guérilléros de Greenpeace sont habitués de se sortir de semblables situations où ils ont désinformé outrancièrement,  en faisant de plates et discrètes excuses… pour récidiver aussitôt.

Cette fois-ci, Richard Garneau, le PDG de Résolu, un fils du Lac St-Jean, qui ne manque pas de courage, n’a pas mis fin aux procédures. Ce qui a entrainé une furieuse riposte de Greenpeace qui a provoqué la perte de deux certificats de FSC, l’un concernant le caribou forestier et l’autre impliquant d’hypothétiques droits autochtones, deux dossiers relevant de l’État et non de l’entreprise.

Car cette dernière, si l’on s’en tient aux pratiques forestières, présente un bilan impeccable. Mais les jihadistes de Greenpeace sont d’une indifférence totale face aux dégâts qu’ils causent.

Ils ont obtenu (en invitant leurs membres «à écrire de fausses appréciations de produits sur le site internet de Best  Buy») que Best Buy change de fournisseur de papier. Ce qui équivaut à quatre mois de production à l’usine de Kénogami.

Ils exigent également l’application d’un plan de protection du caribou qui provoquerait la perte de 9 000 emplois forestiers. Mais ils n’en ont rien à cirer.

Car, à l’instar des jihadistes islamistes qui tuent froidement des innocents, les jihadistes économiques liquident des emplois sans états d’âme. Je vous le dis, c’est une guerre économique qui se déroule présentement dans les régions forestières. Malheureusement, les millions d’habitants des grandes villes n’en ont guère conscience.

Le gouvernement du Québec a réagi plutôt timidement face au jihad économique de Greenpeace. Il a envoyé en mission le sous-ministre des forêts pour défendre notre régime forestier.

Ce n’est pas suffisant. Le député de Roberval, qui est aussi Premier ministre, doit s’impliquer davantage dans cette guerre. Il doit soutenir l’entreprise dans ces démarches judiciaires. La stratégie de Greenpeace, fondée sur la désinformation, doit être mise à nu et condamnée.

Et  il ne peut pas se contenter d’un banal appel au dialogue, les jihadistes économiques n’étant guère enclins à la parlote. Il doit régler la question de la protection du caribou et celle des revendications autochtones sans trop d’impacts négatifs sur l’industrie forestière et sur l’économie de plusieurs régions du Québec.

Et la classe politique, tous partis confondus, doit faire front commun pour défendre les travailleurs de la forêt qui subissent depuis trop longtemps les assauts malfaisants des commandos de Greenpeace. Les politiciens québécois doivent cesser de fermer les yeux sur ce jihad économique.

Jacques Brassard a également publié un livre, Hérésies, dans lequel il expose ses vues décapantes sur la société québécoise et le monde. Pour du politiquement correct, il faut aller voir ailleurs. Mario Dumont : «Voici un livre qui dérange !»

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Jacques Brassard

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