Le parti libéral et l’économie
janvier 31, 2015
Jacques Brassard (76 articles)
Share

Le parti libéral et l’économie

Pendant des décennies, le Parti libéral du Québec s’est toujours glorifié de sa compétence en matière économique. Rappelons-nous Robert Bourassa, grand artisan du développement de la Baie James. Le PQ, lui, en ce temps-là, était, disait-on, un parti de profs et d’intellos.

Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le PLQ, avec Jean Charest, a cessé d’être le parti de l’économie. Jean Charest fut un premier ministre écolo.

Il a développé la filière des vire-vent, sachant très bien qu’elle est ruineuse et inefficace. Il a mis en place le marché du carbone, avec pour conséquence les prix des carburants les plus élevés d’Amérique.

Il a décrété un moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz et du pétrole au Québec. Il a bien mis en branle le Plan Nord…mais il l’a plombé dès le départ avec un engagement absurde de protéger 50% du territoire.

Il a assisté à toutes les grands messes climatiques pour s’attirer les bonnes grâces des sectes verdoyantes et il a fait de Steven Guilbault une éminence grise du gouvernement.

Au cours de la campagne électorale, Philippe Couillard semblait avoir annoncé le retour du PLQ à l’économie. En soi, c’était une bonne nouvelle. Mais ce ne fut qu’une pirouette politicienne.

Le nouveau PM a plutôt choisi d’être le clone de Jean Charest. Il a laissé en place toutes les contraintes au développement et toutes les politiques aberrantes de son prédécesseur.

On continue donc de planter des vire-vent. Ce qui fait grimper les tarifs d’électricité au grand détriment des consommateurs et des entreprises. Et vive le vent!

Dans les deux Amériques, le Québec fait bande à part, fanfaronne et moralise en matière de marché du carbone, alors que toutes les autres provinces et tous les États (la Californie exceptée) rigolent de le voir aussi sans-dessein d’être tout seul à se faire du tort. Plus maso que ça…

  1. Couillard a plié devant tous les pétrophobes. Sa sortie sur les gaz de schistes est aussi loufoque que pleine de faussetés. Il débite des inepties. Comme de prétendre qu’il est dangereux d’exploiter le gaz de schistes en milieu peuplé. On le fait en Pennsylvanie et au Texas. Sans danger. Ou comme de décréter que la technologie de la fracturation hydraulique n’est pas au point. Elle est au contraire efficace et sécuritaire. Le PM se déconsidère en proférant de telles âneries.

Il a aussi plié devant les «uraniophobes», se convaincant, comme ses collègues médecins de la Côte Nord, que c’est périlleux d’exploiter des mines d’uranium. Ça fait pourtant 50 ans qu’on le fait en Saskatchewan et il n’y a pas eu d’hécatombes.

Non, vraiment, le PLQ n’est plus d’aucune façon le parti de l’économie. Il est devenu le parti de l’écologie destructrice de la croissance et du développement.

On aurait espéré qu’il aurait renoué avec Bourassa et qu’il se serait délesté de l’héritage de Charest. Ne l’ayant pas fait, le parti qui s’engagera à le faire sera bien accueilli par un électorat exaspéré devant l’asservissement de l’État par les coteries écolos. Pierre-Karl Péladeau devrait réfléchir à cela.

Jacques Brassard a également publié un livre, Hérésies, dans lequel il expose ses vues décapantes sur la société québécoise et le monde. Pour du politiquement correct, il faut aller voir ailleurs. Mario Dumont : «Voici un livre qui dérange !»

HérésiesMiniature - Copie

Jacques Brassard

Jacques Brassard