Quand on bascule dans le burlesque
avril 17, 2015
Jacques Brassard (76 articles)
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Quand on bascule dans le burlesque

Avez-vous lu le Manifeste anti-pétrole signé par un «collectif» d’artistes, d’écolos pur jus et de politiciens à la page? Non? Vous devriez! Car il y a là un mauvais ragoût de pensée magique, de haine maladive des hydrocarbures et de grandiloquence drolatique qui vous laisse pantois.

Saviez-vous, braves gens, «qu’une noirceur nouvelle se répand sur le Québec» et que la «Pensée Unique revient en force et s’empare de notre démocratie»? Le saviez-vous, Québécois comateux?

Saviez-vous que nous sommes face «à l’invasion systématique de notre territoire par les pétrolières»?

PENSÉE UNIQUE

C’est curieux, moi, je ne parviens pas à voir ni cette «noirceur nouvelle» ni «l’invasion systématique des pétrolières». Je vois très bien cependant une «Pensée Unique» envahissante propagée par l’Union des artistes, les médias, la classe politique, les intellos de gauche et les écolos de tout acabit…

Et cette «Pensée Unique» repose essentiellement sur la haine pathologique des hydrocarbures associée au recours à l’État en vue d’imposer un mode de vie où la Nature divinisée (Mère-Nature) prime sur l’être humain.

Et elle est présente partout, cette «Pensée Unique». On la retrouve dans l’absurde marché du carbone qui nous accable de nouvelles taxes, dont les récents 3,5 cents de plus par litre d’essence.

Elle est à l’origine de la fuite des pétrolières, pour cause de moratoire, qui s’étaient intéressées au gaz de schiste du Québec. Elle explique aussi le refus de l’État d’autoriser l’exploitation du pétrole du golfe Saint-Laurent.

Elle a inspiré le blocage du projet de pipeline le long du Saint-Laurent. Elle nous a poussés à financer à coûts élevés la filière éolienne, inefficace et inutile. C’est également elle qui inspire les partis politiques.

PENSÉE MAGIQUE

Cette «Pensée Unique» est toutefois une pensée magique. Faire croire aux Québécois que l’on peut faire du Québec une société sans pétrole, c’est de la pensée magique. Les réserves connues d’hydrocarbures ne permettent pas d’envisager de pénurie avant au minimum un siècle.

Et nous, Québécois, on se lancerait à fond de train vers une économie sans pétrole? Ce serait suicidaire! Et c’est oublier que ce sont les hydrocarbures qui ont permis à l’Occident de connaître la prospérité. Notez bien que ça existe, des «sociétés sans pétrole». Elles sont pauvres et misérables. Le Burundi, le Tchad, le Congo, le Niger, le Laos, par exemple, le sont.

Ces pays ne consomment annuellement que moins d’un baril de pétrole par habitant. Au Canada, c’est plus de 24 barils.

Ça vous intéresse de vous appauvrir?

Dans un monologue face à Mario Dumont (ce dernier n’a pas pu placer un mot), le Grand Chevalier des pétrophobes, Dominic Champagne, propose l’Allemagne comme modèle. Mauvais exemple!

L’Allemagne, voulant se défaire du nucléaire, a couvert son territoire de vire-vent. Elle est cependant obligée de construire des dizaines de centrales au gaz et au charbon (quelle horreur!) parce que l’éolienne est une énergie intermittente. Voilà où nous mène le délire écolo-gauchiste.

Je présume que tout ce beau monde respecte le principe: agis comme tu parles. Ils ont sans doute mis leurs bagnoles à la casse et ils se déplacent en vélo.

Jacques Brassard a également publié un livre, Hérésies, dans lequel il expose ses vues décapantes sur la société québécoise et le monde. Pour du politiquement correct, il faut aller voir ailleurs. Mario Dumont : «Voici un livre qui dérange !»

HérésiesMiniature - Copie

Jacques Brassard

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